Exercice supplémentaire n°1 : maison n°3 - CORRECTION

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Exercice supplémentaire n°1 : maison n°3 - CORRECTION

Message par Admin le Ven 17 Fév - 22:02



Je vous fais à présent la correction de votre exercice supplémentaire. C'est la maison de Henri Désiré Landru, célèbre tueur en série et criminel français. Il fut surnommé « le Barbe-Bleue de Gambais ». (source wikipédia)

Henri Désiré Landru est issu d'une famille modeste. Il est né en 1869 au 41, rue Puebla (aujourd'hui avenue Simon-Bolivar) dans le quartier de Belleville à Paris et est le fils cadet de Julien Alexandre Silvain Landru, 34 ans, chauffeur aux Forges Vulcain (qui se suicida au Bois de Boulogne le 28 août 1912), et de Flore Henriquel, 34 ans, couturière et blanchisseuse à domicile (décédée en 1910). Le couple avait déjà une fille, Florentine Marguerite Landru (née en 1854). La famille est établie à Paris, rue du Cloître-Notre-Dame, où Landru a passé l’essentiel de son enfance heureuse.

Il fréquente l'école des Frères de la rue de Bretonvilliers et y fait de bonnes études. Il est enfant de chœur à l'église Saint-Louis-en-l'Île où sa famille s'est installée quelques années plus tôt, il y officie parfois comme sous-diacre en 1888, si bien que ses parents envisagent de le faire rentrer au séminaire. Il ne parvient pas à réaliser des études supérieures en architecture mais devient en 1889 commis d’architecte chez les sieurs Bisson-Alleaume-Lecoeur.

En 1889, il ment pour séduire sa cousine Marie-Catherine Rémy, jeune femme qui habite chez sa mère blanchisseuse rue Saint-Louis-en-l'Île, prétendant travailler dans son cabinet d'architecte en tant que technicien. Il l'épouse le 7 octobre 1893 après ses trois années réglementaires de service militaire accompli au 87e régiment d'infanterie de Saint-Quentin et au cours duquel il atteint le grade de sergent. Le couple aura quatre enfants :

Marie-Henriette (24 juin 1891), que Landru reconnaîtra à l'issue de son service militaire (1893) ;
Maurice Alexandre (4 mai 1894), qui importuné, devra changer à trois reprises son patronyme ;
Suzanne (7 avril 1896) ;
Charles (1er avril 1900)

De 1893 à 1900, il pratique une dizaine de métiers (comptable, employé de commerce, cartographe, entrepreneur de travaux tel que couvreur, plombier, etc.) et change quinze fois d'employeur. La naissance des quatre enfants met le couple dans la difficulté financière, aussi cherche-t-il à faire fortune en fondant une prétendue fabrique de bicyclettes à pétrole avec laquelle il commet sa première escroquerie : il organise une campagne de publicité nationale, spécifiant que toute commande doit être accompagnée d'un mandat représentant un tiers du prix. Les commandes affluent alors qu'il n'a pas investi pour les fabriquer, et il disparaît avec l'argent sans jamais livrer les bicyclettes. Ces différents échecs l'affligent d'un sentiment de déréliction mythomaniaque8.

Allant d'escroquerie en escroquerie, dissimulé sous de faux noms, il collectionne les condamnations à des peines d'amende et de prison (deux ans en 1904, treize mois en 1906), mais, après une tentative de suicide dans sa geôle, parvient à sortir de détention grâce aux expertises de médecins psychiatres qui le déclarent dans « un état mental maladif qui, sans être de la folie, n'est plus du moins l'état normal »5.

En 1909, il est condamné à trois ans de prison ferme pour escroquerie : à la suite d'une annonce matrimoniale, il avait fêté ses fiançailles avec une certaine Jeanne Izoret, puis s'était fait remettre les titres de celle-ci avant de disparaître3.

Dès sa sortie de prison, il monte une nouvelle escroquerie, une carambouille : il achète un garage, qu'il revend immédiatement sans avoir payé le précédent propriétaire. La justice l'identifie assez vite comme étant l'auteur de ce délit, et il prend la fuite. En 1914, il est condamné par défaut pour cette affaire à quatre nouvelles années de prison. S'agissant de sa troisième condamnation à une peine de plus de trois mois, le verdict est assorti de la peine accessoire de relégation, c'est-à-dire qu'il est condamné à être déporté à vie au bagne de Guyane. Landru, qui a déjà connu la prison, sait que la détention en Guyane se passe dans des conditions extrêmement difficiles avec un taux de mortalité très élevé. Il est dès lors possible, mais ce n'est là qu'une conjecture, que cette condamnation ait joué un rôle dans sa transformation en assassin : faisant déjà l'objet d'une quinzaine de plaintes, il ne pouvait tout simplement plus se permettre d'être reconnu par l'une de ses victimes.

Pour se procurer des revenus, Landru va, à partir de 1914, franchir le pas qui le conduira à l'échafaud. À l'instar de Johann Otto Hoch (en) et de George Joseph Smith (en), il se fait passer pour un homme veuf, esseulé et disposant d'une certaine aisance, et entreprend de séduire des femmes seules qui, sans être véritablement riches, possèdent quelques économies et surtout, mènent une vie suffisamment isolée de leur entourage. Simulant une prospérité qui n'est que de façade, il leur fait miroiter le mariage et les invite à séjourner brièvement dans une villa isolée qu'il loue, d'abord à Chantilly, puis à Vernouillet, et enfin à Gambais (Seine-et-Oise, actuel département des Yvelines)3. Le choix de cette dernière commune fut motivé par le fait que les enfants de l'une de ses victimes, Mme Guillin, inquiets de la disparition de leur mère et connaissant l'adresse de Vernouillet, ne tardèrent pas à s'y rendre. Landru décida alors de fuir ces visiteurs trop curieux.

En outre, la Belle Époque et la Première Guerre mondiale voient le développement du travail féminin : les midinettes, grisettes, trottins, parfois obligées de pratiquer la prostitution occasionnelle pour survivre, sont autant de femmes seules susceptibles d'être ses victimes puisqu'il se présente dans ses annonces comme un homme veuf et aisé, capable de subvenir à leurs besoins. Enfin, le premier conflit mondial laisse de nombreuses veuves qui ne souhaitent pas demeurer longtemps en deuil, mais souhaitent se remarier pour améliorer leurs faibles pensions10.

Sa première victime est Jeanne Cuchet, lingère et veuve de 39 ans qu'il rencontre en février 1914 dans les jardins du Luxembourg. Ses victimes suivantes sont « recrutées » par des annonces matrimoniales publiées dans des quotidiens. À force d'éloquence, il fait signer à ses victimes des procurations lui permettant ensuite de faire main basse sur leurs comptes bancaires. Il ne lui reste plus qu'à assassiner ces dames, puis à faire disparaître leur corps. On supposera par la suite qu'il les brûlait dans le fourneau des villas qu'il louait : bien qu'étant assez isolée, la maison de Gambais est suffisamment proche des autres habitations pour qu'à plusieurs reprises, l'attention du voisinage ait été attirée par certaines odeurs nauséabondes s'échappant de la cheminée à des périodes où le chauffage intensif n'était pas indispensable. Toutefois, comme Henri Landru se montre assez discret dans l'accomplissement de ses crimes, ces faits resteront dans l'ombre tant que n'éclatera pas l'affaire. De plus, il bénéficie du contexte trouble de la Première Guerre mondiale ; ainsi, alors qu'il est fiché comme escroc en fuite pour sa précédente condamnation, il peut se permettre, sans courir le risque d'être arrêté, de rentrer de temps en temps auprès de sa femme et de ses enfants, qui le croient brocanteur, et qu'il fait profiter du produit de ses crimes.

Landru utilise plus de 90 pseudonymes. Lorsque l'une de ses victimes lui demande des papiers d'identité afin d'organiser le mariage promis, il prétend être originaire des régions occupées par les Allemands, ce qui rend impossible la vérification de son identité. Selon la psychiatre des hôpitaux Francesca Biagi-Chai qui a repris les expertises judiciaires de l'époque, c'est ce contexte de guerre qui transforme la psychose latente ordinaire de Landru en schizophrénie mortifère : puisque les soldats tuent pour une raison, cet homme cultivé, soucieux de subvenir aux besoins de sa famille mais aussi amoureux d'une chanteuse dont il a été l'amant, trouve lui aussi une raison économique de tuer en série des femmes pourtant pas très riches. C'est dans un contexte non sans similarités que la Seconde Guerre mondiale engendrera à son tour un Marcel Petiot.


Dernière édition par Admin le Mer 1 Mar - 15:32, édité 1 fois
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Exercice supplémentaire n°1 : maison n°3

Message par CLAUDE M le Sam 18 Fév - 10:19

J'ai retrouvé sur internet qui avait occupé cette maison : H. D. L.
Voici ma démarche.
Je pense qu'au départ c'est mon mental qui me mets sur la bonne piste en m'indiquant que c'est une maison d'apparence bourgeoise inoccupée depuis longtemps.
En me concentrant sur cette maison d'apparence bourgeoise inoccupée depuis longtemps, j'en pressentis que des scènes dramatiques s'y étaient déroulées. J'ai vu ou plutôt imaginé des femmes effrayées et qui étaient violées. Je ne suis pas rentré dans la maison. Je ne connais donc pas les objets et les meubles à l'intérieur ni les odeurs.
J'ai ensuite consulté sur internet les "violeurs célèbres". Mon attention a été tout de suite attiré par le cas de H. D. L. qui ne violait pas les femmes mais leur faisait
subir un autre sort.
Je présume que avec beaucoup de réussite mon mental m'a conduit vers la solution. Il y a eu très peu de ressentis.
J'ai caché volontairement le nom du personnage et le détail de ses forfaitures pour ne pas gêner les autres participants.

CLAUDE M

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Re: Exercice supplémentaire n°1 : maison n°3 - CORRECTION

Message par Admin le Sam 18 Fév - 12:17

Claude, tu as fait tes recherches sur internet avant ou après la connexion ? excuse moi je n'ai pas compris comme tu commences par "j'ai retrouvé sur internet..."
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Re: Exercice supplémentaire n°1 : maison n°3 - CORRECTION

Message par estelle le Sam 18 Fév - 14:16

j'ai essayé de faire cet exercice et il a été compliqué,
je suis devant la maison je pousse la grille toute grippé il aut que je force. j'essaie de faire quelques pas en direction de la porte mais je n'y arrive pas comme si on m'empêchait d'avancer. je suis bloqué devant la porte comme si je ne devais pas rentrer ou comme si je n'avais pas le droit ou l'autorisation. je suis vraiment bloqué.
je fais le tour de la maison par la gauche je passe sous un grand arbre qui penche sur la maison, derriere la maison il y a un grand terrain et un puit... je suis vraiment pas a l'aise.
les volets sont tous fermés sauf un qui est légèrement entre ouvert, je m'approche et j'essaie de regarder a travers les vitres sales.
c'est une fenêtre de la salle a manger, il fait sombre mais la lumière rentre un peu a travers les persiennes des volets. il y a des meubles mais ils sont tous recouvert par des vieux draps epais en coton blanc . au sol il y a un beau parquet posé en chevrons très poussiéreux et plus loin il y a du carrelage avec des contrastes de couleurs. la maison semble figé dans le temps, je ne dois pas rester là il faut que je parte.


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Exercice supplémentaire n°1 : maison n°3, reformulation

Message par CLAUDE M le Dim 19 Fév - 11:01

J'ai fait une recherche sur internet après la connexion. Ci-dessous, je reformule différemment.

En me concentrant sur cette maison d'apparence bourgeoise inoccupée depuis longtemps, j'ai eu le pressentiment que des scènes dramatiques s'y étaient déroulées. C'est alors que j'ai vu et entendu des cris de femmes effrayées qui allaient être violentées. (Je n'ai pas obtenu d'autres informations car je ne suis pas rentré dans la maison).
J'ai ensuite consulté sur internet les "violeurs célèbres". Mon attention a été tout de suite attirée par le cas de H. D. L. qui ne violait pas les femmes mais leur faisait subir un autre sort.

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Re: Exercice supplémentaire n°1 : maison n°3 - CORRECTION

Message par Admin le Dim 19 Fév - 11:37

Je comprends mieux Claude :-) merci pour ces éclaircissements. Au regard de la formation, je t'encouragerai davantage à rentrer dans la maison plutôt que de rechercher des validations sur internet. Je suis là pour vous donner la correction. Il serait plus juste d'affiner tes perceptions qui ne demandent qu'à s'ouvrir à mon sens :-) Smile
merci pour ton écoute
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