Exercice leçon 3

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Message par Pat Ben le Dim 17 Fév - 14:25

Leçon numéro 3 – Exercice

Photo avec les oies.

Ce jour-là, au réveil, j’avais besoin de grand air, de fraicheur et d’amusement. Sans déjeuner, je me transformais rapidement en Super Mario et commandais la téléportation pour arriver à l’autre bout du continent, à l’orée de la mer du Nord pour partir à la découverte des castel fou de la belle Ecosse et, surtout, à la rencontre de ses nombreux fantômes que je voulais découvrir.
La téléportation me fit, comme d’habitude, cligner des yeux après avoir prononcé la formule de départ, « Tic et Toc, je deviens toc-toc ». Je me retrouvais à la hauteur d’un vol d’oies bernaches au dessus d’un loch mystérieux que gardait, grand prince, un château dégingandé par l’âge multi centenaire. J’avais un peu frais malgré ma super combinaison multipolaire à infrarouge rétroactif. Le printemps en Ecosse, c’est frisquet. Le rythme régulier et lent du vol rébarbatif des oies et leur conversation, rare, technique et robotisé exclusivement axée sur les conditions de vol de leur périple, m’ennuyait à mourir. N’étant pas prêt, je quittais le groupe à vitesse grand, l’air me déformant le visage en tête de Concorde, pour rejoindre les nombreux fantômes fous qui devaient se nicher dans la ruine médiévale.
Traversant les murs, dégoulinant dans les profonds couloirs et galeries, explorant les moindres recoins avec mon sonar laser ultrasensible et renifleur, je cherchais la rencontre fantômaniale. J’ai vite fait le tour de la paroisse. Pas la moindre trace du moindre fil de coton de linceul de fantômes. Qu’est-ce que c’est que ces légendes sans acteurs visibles ? Je m’asseyais sur une gargouille au cuir chevelu confortable et aux cornes enrobantes pour digérer ma déception.
Mon imagination m’avait fait saliver avec ces troupeaux hilarants et joueurs de petits fantômes tout blancs. Que couic ! Que dalle ! Que nécessité nébuleuse ! Remboursement ! Mon imagination m’avait floué. Il fallait qu’elle répare son affront impardonnable et ma déception viscérale. Je la mis au défi de créer le fruit des ces divagations frustrante. Allez hop ! En moins de temps qu’il m’a fallut de digestion, sur le champ, à l’instant de la pensée, une ribambelle d’amis fantomes avec qui j’allais pouvoir passé un après-midi à jouer sans limite dans cet antique castel à réveiller des mémoires dantesques et mornes et les transformer en fêtes joyeuses et animés.
Une réussite totale. Décidemment, mon imagination dépassait toutes mes plus folles espérances. Les fantômes, si c’en étaient, n’étaient pas de tristes effluves éthérés et cotonneuses. Ils étaient d’une diversité et d’une originalité rare. Toutes formes, toutes couleurs, sous formes difformes et transformables, leur matière à la fois solide et malléable à l’infini, chacun pouvait se transformer au fil de mes pensées : humain romanesque, oiseau galactique, guéridon supersonique, piano extralucide… Et tout dans l’exagération, la précision et l’humour sans limite. Des jeux à n’en plus finir. De l’action à foison. De la rigolade en barre. Disneyworld à côté n’est qu’une vulgaire kermesse de cimetière abandonné. La poilade atteint son paroxisme quand mon imagination me permit de moi-même me transformer en ce qu’il suffisait de penser à l’instant. Incroyable la forme que peut prendre une pensée. Je peux vous dire qu’il est plus rigolo et pétillant d’être une lampe de chevet hanté qu’un roi bedonnant devant de tristes pages dansant, une boule de pétanque en chewing gum fuchsia qu’une Jaguar Type E dégringolant des escaliers. Ce que j’ai préféré, c’est la partie de cache-cache sans limite. L’univers était notre terrain de jeu et même au-delà, imaginer les cachettes était merveilleux : au cœur de la plus éloigné des planète, au fond du trou noir, au milieu des bactéries d’un plaque de lichen d’un îlot patagonien, adosser à un globule rouge, dans les flammes de notre grand soleil ou simplement, au sommet du donjon derrière une pierre, le plus original.
Celle que j’ai préférée ? Au plus profond de moi, tout au fond, je n’étais plus qu’une idée lumineuse dans l’esprit de mes parents. Allez trouver une idée vous ! J’avais gagné ! Et touts les autres m’imitèrent et nous nous sommes tous retrouvés comme un ramassi d’idée géniale en tout début des temps sans rien autour de nous et avec tout à inventer… Que de la balle…

Pat Ben

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Date d'inscription : 20/01/2019

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